Tout ce dont nous venons de parler, l’établissement de liens entre le bébé et la mère surtout, du fait de ces échanges précoces, de ces dialogues si intenses, conduit à ce que l’on nomme « l’attachement ». Les échanges créent en quelque sorte l’attachement.

De quoi s’agit-il ? Chacun sait que les parents aiment leurs enfants, ou du moins devraient les aimer. Mais on n’avait guère pris conscience de l’importance qu’a, pour le développement du petit enfant, l’affectation, l’amour que lui-même porte à son entourage, à sa mère en particulier. Il se crée des liens d’attachement, en réalité d’amour, de besoin de la présence de l’autre, qui lui sont aussi nécessaires que la nourriture, l’hygiène, la protection. On a longtemps cru que l’importance majeure de la mère pour le bébé tenait essentiellement au fait qu’elle était dispensatrice de nourriture. Or les choses sont beaucoup plus complexes que cela. Au cours de toute cette relation si proche et intime durant les premières semaines de la vie se créent des liens extraordinairement profonds dont l’existence même est absolument nécessaire au bon développement du bébé.

Sans attachement, pas de développement normal. Et je voudrais détailler un peu cette notion dont on ne saurait exagérer l’importance. Souvent, les adultes ne comprennent guère les comportements élémen­taires des bébés.

Si vous avez un petit chien de 4 ou 5 mois, et que, étant parti une journée, on vous dit à votre retour que votre petit chien n’a pas mangé et a pleuré tout le temps, vous comprenez sans peine qu’il a pleuré après vous, du fait de votre absence.

Si l’on vous fait la même remarque à propos de votre bébé que vous avez laissé une journée, vous ne la comprenez plus car, comme beaucoup d’adultes, vous pensez soit que votre bébé ne se rend pas compte de votre absence, soit que, étant intelligent comme un petit homme, il doit savoir que sa mère va revenir au bout de la journée. Les deux propositions sont

fausses. Votre bébé ne peut comprendre encore que vous allez revenir, et vous lui manquez du fait de votre absence : vous n’étiez plus là, pour lui vous avez disparu, et il en éprouve un grand sentiment de manque, de frustration, pouvant le conduire à des comportements de tristesse et d’ennui, bien qu’il ne s’exprime pas les choses comme cela.

Dès cet âge, bien avant déjà, il a pris l’habitude de votre présence, et votre absence lui pèse. Une expérience faite après la guerre a bien fait comprendre la nécessité pour un bébé d’avoir des liens étroits et particuliers avec une ou deux personnes pour bénéficier d’un dévelop­pement normal. En 1946, à Budapest, une pédiatre, le docteur Emmiliker, s’est occupée d’enfants abandonnés et a créé l’institution de Loczy (du nom de la rue où elle était située). Elle a fait en sorte que chaque enfant ait une ou deux nurses privilégiées, toujours les mêmes, pour s’occuper de lui et respecter ses rythmes propres. Les résultats ont été extraordinaires.

Tous ces enfants ont eu un excellent développement, un bon équilibre affectif, des succès sociaux et universitaires – alors que les enfants abandonnés à la naissance et ballottés de crèche en nourrice n’ont jamais un développement satisfaisant, s’il n’y a pas une ou deux personnes particulières auxquelles ils peuvent s’attacher.

Cela démontre la nécessaire stabilité de liens affectifs privilégiés.

La notion d’attachement a été dégagée par le psychanalyste anglais R. Bowlby sur la base de constatations semblables et surtout à partir de travaux d’éthologistes, c’est-à-dire de tous ceux qui, étudiant les comportements animaux, notamment les singes, ont montré à quel point la sécurité affective donnée au bébé par la présence de sa mère (auprès de laquelle il peut se réfugier à la moindre alerte) favorise une évolution psychologique normale.

Des expériences de Harlow en particulier ont montré que des petits singes élevés en isolement, sans mère et sans congénères, présentaient un comportement tout à fait anormal.

Il en va de même pour le bébé humain. Il a absolument besoin pour avoir un développement harmonieux et même tout simplement normal de l’existence de ces liens étroits et chaleureux qui vont lui permettre de développer, au cours des premiers mois et des deux premières années, un sentiment de sécurité ; grâce ou à partir duquel il pourra explorer d’abord son environnement social (crèche, école, compa­gnons) puis, plus tard, le vaste monde.

Il s’agit en réalité des bases de la personnalité lui permettant de devenir un adulte responsable au sens plein du terme. Les psychologues disent : « le but de l’attachement est le détachement ». Et l’on peut remarquer que, contrairement à un certain sens commun, c’est souvent le bébé le plus « collé » à sa mère à 18 mois qui sera l’adolescent le plus indépendant à 18 ans, à condition bien sûr qu’au moment voulu on lui permette d’assumer l’autonomie dont il a besoin.

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